Le Picassiette, le petit “Facteur Cheval” de Chartres

Cette année, à l’occasion des Journées du Patrimoine, direction Chartres, la Capitale de la lumière et du parfum, située à moins de 100 km de Paris. Lieu important de pèlerinage, la ville s’illustre par sa magnifique cathédrale gothique, inscrite au Patrimoine mondiale de l’UNESCO. C’est en soirée que nous découvrons pour la première fois cet imposant édifice médiéval. A partir du mois de juillet jusqu’à la fin de l’année, la cathédrale et de nombreux autres bâtiments de la ville s’illuminent à la nuit tombée, offrant un superbe spectacle de lumière. Spectacle que nous apprécions d’autant plus après un bon repas sur la place du marché, à quelques pas de là !

Le centre ville de Chartres est très calme, sans doute grâce aux nombreuses rues étroites et tortueuses à sens unique qui découragent les automobilistes d’y passer. En journée, nous visitons l’intérieur de la cathédrale, ainsi que d’autres édifices religieux, le musée des Beaux-Arts, et même les coulisses du petit théâtre et sa belle salle à l’italienne. 

Après une bonne demi-journée de visites et balades dans le centre-ville, direction un autre incontournable de Chartres, situé plus en périphérie de la ville, la maison du Picassiette. C’est en 1938 que Raymond Isidore commence à décorer la maison qu’il a construite lui-même. Au détour d’une balade, il trouve des morceaux de verre et de porcelaine qu’il ramasse sans trop savoir quoi en faire. Lui vient alors l’idée d’en faire une mosaïque pour décorer sa maison. Se mettant à parcourir chaque jour plusieurs kilomètres à la recherche de son trésor, il devient alors le “pique-assiette”. L’intérieur de la maison terminée, il s’attaque à l’extérieur, construit une chapelle dans le jardin, et une maison d’été. Son œuvre lui aura pris 24 années, aux cours desquelles il a d’abord été pris pour un fou avant de connaître un certain succès en organisant des visites de sa maison. 

L’œuvre du Picassiette me rappelle immédiatement le célèbre Palais Idéal du Facteur Cheval, autant par son apparence surchargée de décoration que par le mode opératoire des deux artistes. Nous visitons d’abord la maison principale, de taille très modeste, qui est encore meublée. La décoration de la chapelle donne l’impression d’une certaine organisation : les motifs s’inscrivent dans un tout, très harmonieux. La ville de Chartres, et notamment sa cathédrale, ont une place importante dans l’œuvre de Raymond Isidore. On découvre même une Tour Eiffel trônant dans le jardin. Colorée et particulièrement élaborée, l’œuvre du Picassiette est clairement un incontournable insolite que nous ne regrettons pas d’avoir visité !

Pour aller plus loin

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